Retour sur les Journées de la relève en recherche 2017

27 septembre 2017
Retour sur les Journées de la relève en recherche 2017

Les Journées de la relève en recherche organisées par l’Association francophone pour le savoir (Acfas) se sont déroulées les 21 et 22 septembre à l’Université TÉLUQ, à l’École nationale d’administration publique (ENAP) ainsi qu’à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). I

Il s’agissait d’une belle occasion pour les étudiantes et les étudiants aux cycles supérieurs d’assister à des conférences et ateliers sur l’insertion professionnelle des doctorantes et des doctorants, le système de recherche, le libre accès, la commercialisation d’une innovation, la production d’une demande de bourse, et enfin, la réussite des études doctorales.

Afin de vous transmettre l’information reçue émanant des discussions, réflexions et ateliers dans le cadre de cet événement, l’AELIÉS vous a préparé un compte-rendu résumant les principaux sujets et points abordés durant les Journées de la relève en recherche.

L’employabilité des doctorantes et des doctorants

D’abord, nous avons assisté à la consultation effectuée par le Comité intersectoriel étudiant des Fonds de recherche du Québec, laquelle a permis d’identifier les principaux obstacles et facilitants chez les étudiants.e.s chercheur.e.s à la transition vers une carrière non académique. Pour ce qui est des obstacles, la perception de surqualification de la part des employeurs, le financement pour le salaire et la connaissance des possibilités d’emplois en dehors du milieu académique ont été mentionnés. D’un autre côté, les facilitants sont le réseau de contacts, la relation avec la direction de recherche, les écoles d’été et la participation à différents ateliers. Finalement, des pistes d’action ont découlé de ces obstacles et de ces facilitants. L’élément central mentionné pendant la consultation est l’importance de la direction de recherche dans la carrière d’une étudiante ou d’un étudiant au doctorat.

Le système de recherche

Par la suite, la conférence intitulée « Le système de recherche 101 », à laquelle nous avons participé, visait à dresser un portrait des principaux acteurs et organismes du système de recherche au Québec et au Canada. Cette conférence permettait d’avoir une meilleure connaissance du fonctionnement de la recherche. En résumé, il existe trois grands regroupements : le financement, la production et le transfert. Dans le financement, il y a les organismes de financement internationaux, Génome Canada, Mitacs, les ministères et organismes gouvernementaux, les fonds de recherche du Québec et les conseils subventionnaires fédéraux. La production regroupe les éléments suivants : les universités, les centres de recherche et instituts publics, les laboratoires gouvernementaux, les entités de recherche universitaire, les regroupements sectoriels de recherche industrielle et les consortiums et centres de recherche privés. Finalement, le transfert est composé des bureaux de liaisons entreprises-universités, les organismes de promotion de la science, les entreprises, Québec international, les centres de liaison et de transfert, les incubateurs d’entreprises technologiques et les organismes de liaison et de transfert en innovation sociale.

Le libre accès

Après avoir assisté à la conférence sur le système de recherche, nous avons participé à l’atelier sur le libre accès, un enjeu très actuel. Afin de mettre en contexte, la bibliothèque a dû rationaliser les périodiques à la suite d'une compression dans le financement et de l'augmentation des prix des revues et des monographies dans les universités nord-américaines. Plusieurs chercheures et chercheurs se retournent donc vers le libre accès afin d’avoir accès à un plus grand nombre de revues. Cette option vise à rendre accessible un article final disponible gratuitement en ligne. L’article peut être gratuit, et parfois avec un embargo d’un an ou deux. Le présentateur de l'atelier a également mentionné que les articles en libre accès sont plus téléchargés que ceux qui ne le sont pas, et davantage cités. D’ailleurs, compte tenu de ces avantages, l’AELIÉS a intégré à son plan d’action 2017-2018 la promotion du libre accès auprès de ses membres.

La commercialisation d’une innovation

Toujours lors de la première journée de l’événement, nous avons également assisté à la conférence intitulée « Commercialiser son innovation : la propriété intellectuelle et le cycle invention, développement d’affaires et commercialisation », qui a d’ailleurs été très intéressante. Il était principalement question de la propriété intellectuelle quand une invention est publicisée. Plus précisément, cet atelier visait à expliquer le processus de valorisation d’une invention élaborée à partir de la recherche, pour terminer avec la maximisation du potentiel commercial d’une technologie. L’importance d’une solide protection intellectuelle est démontrée comme étant un élément essentiel d’une stratégie d’affaires. Cependant, de nombreux étudiant.e.s ne connaissent pas nécessairement à quel niveau la propriété intellectuelle leur appartient. Or, des ressources sont offertes aux chercheurs dans les facultés auprès des conseillers en développement de la recherche et du vice-rectorat à la recherche, à la création et à l’innovation. L’AELIÉS a l’intention cette année de se rapprocher du vice-rectorat à la recherche, à la création et à l’innovation afin d’en faire bénéficier ses membres.

La production d’une demande de bourse et la réussite du doctorat

Finalement, les deux derniers ateliers auxquels nous avons participé concernaient des astuces pour effectuer une demande de bourse au Fonds de recherche québécois sur la société et la culture (FRQSC) et au Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSHC), et comment réussir son doctorat. Les principaux éléments qui contribuent à obtenir une bourse sont la qualité scientifique du candidat, la qualité scientifique du projet et le leadership. Le financement étant un enjeu important aux cycles supérieurs, l’AELIÉS incite ses membres à recueillir le plus possible d’informations sur les bourses offertes par les différents organismes subventionnaires. Enfin, la table ronde de clôture « Comment réussir son doctorat » était particulièrement intéressante pour avoir des astuces pour réussir ses études. Nous avons entre autres retenu qu’il est efficace de définir son espace de travail, de définir ses tâches et activités et de définir le temps alloué. Ces techniques permettent d’être plus efficaces dans la rédaction et de diminuer les frustrations pouvant être associées à la perception d’inefficacité. Le présentateur a également mentionné l’importance de « décrocher » de son projet de recherche au moins 36 heures consécutives pour ne pas développer une saturation. Il est également à noter que Geneviève Belleville donne des astuces dans son livre « Assieds-toi et écris ta thèse! »


Ressources utiles :

Demandes de bourses aux Fonds de recherche du Québec (FRQ)

 

Articles intéressants sur l'employabilité et l'insertion professionnelle des doctorant.e.s

 

Rédaction de thèse

 

Libre accès

  • CorpusUL - Dépôt institutionnel de l'Université Laval
 Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC)