Encadrement aux cycles supérieurs à l’Université Laval : l’AELIÉS dévoile ses résultats préliminaires

10 novembre 2017
Encadrement aux cycles supérieurs à l’Université Laval : l’AELIÉS dévoile ses résultats préliminaires

Dans une présentation donnée hier devant une salle comble au Café Fou Aeliés, l'Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS) a dévoilé les résultats préliminaires de son sondage concernant les pratiques d’encadrement aux études supérieures.

« On souhaite dresser un portrait des pratiques et des réalités des relations d’encadrement à l’Université Laval pour ensuite faire des recommandations à la direction de l’Université Laval », a indiqué le président de l’AELIÉS, Pierre Parent Sirois.

Rempli par un peu plus de mille participants, le sondage diffusé par l’AELIÉS concernait les étudiant-e-s des 2e et 3e cycles inscrits à un programme de maîtrise ou de doctorat et travaillant avec une direction de recherche pour la réalisation de leur mémoire, thèse ou essai. Le sondage, rempli sur une base volontaire et diffusé par courriel et sur les médias sociaux durant le mois d’octobre, s’illustre par un fort taux de réponse, mais celui-ci n’est pas suffisamment probabiliste pour être généralisé avec exactitude à l’ensemble de la population étudiée.

Des relations d’encadrement bénéfiques

La relation d’encadrement est considérée comme quelque chose de bénéfique par 80,5% des répondants. Parmi les avantages les plus saillants de cette relation, 75,9% des répondants ont affirmé que celle-ci contribuait à l’avancement des travaux dans les délais établis, et 69% ont affirmé qu’elle contribuait à leur intégration au milieu académique.

L’entente d’encadrement

Le sondage a également mis en lumière l’impact positif des ententes d’encadrement. L’entente d’encadrement est un contrat écrit entre l’étudiante ou l’étudiant et sa direction de recherche. Utilisée par un peu moins de la moitié des répondants (48%), l’entente d’encadrement est largement considérée comme ayant un impact positif (70,1%) sur la réalisation du projet de recherche.

Faible fréquence des rétroactions

Seule une faible proportion de répondants (23,8%) a affirmé recevoir de la rétroaction de leur direction de recherche hebdomadairement. La majorité (58,7%) reçoit mensuellement un retour de sa direction de recherche. Bien que ce résultat doit être nuancé par l’analyse plus poussée des questions ouvertes, l’AELIÉS voit négativement ce faible taux de rétroaction puisqu’une communication fréquente avec la direction de recherche est généralement garante de travaux menés à terme.

Situations inconfortables et vulnérabilité

Cependant, l’enquête met en lumière certains résultats inquiétants, notamment que 58,1% des répondants admettent avoir quelques fois vécu des situations inconfortables ou de la vulnérabilité par rapport à leur direction de recherche, alors que 16,1% prétendent en vivre régulièrement.

Ces constats étant préliminaires, l’AELIÉS n’est pas encore à même de préciser la nature de ces situations inconfortables ou de cette vulnérabilité ni d’évaluer précisément la sévérité du phénomène. « Bien que ce soit préoccupant et qu’on ne veut surtout pas minimiser l’ampleur des résultats préliminaires, on veut demeurer prudents sur les constats et on invite les gens à attendre les conclusions finales de notre étude qui dressera un portrait plus réaliste de la situation », a précisé M. Parent Sirois.

Des résultats à compléter

Ces données brutes devront dans un premier temps être expliquées et nuancées par des analyses croisées et l’examen attentif des données qualitatives des questions ouvertes. Une fois le portrait de la situation complété, l’AELIÉS émettra ses recommandations et diffusera l’ensemble de l’œuvre sous la forme d’un mémoire. La parution de celui-ci est prévue pour décembre.