Porter la voix étudiante sur la scène nationale

7 décembre 2017
Porter la voix étudiante sur la scène nationale

Depuis 50 ans, l’AELIÉS travaille à l’accompagnement, à la défense et au rayonnement des étudiantes et des étudiants des cycles supérieurs de la première université francophone d’Amérique du Nord. L’une des manières privilégiées par l’Association afin d’y parvenir consiste en la représentation à l’échelle nationale. Celle-ci accroît la visibilité de l’AELIÉS en dehors de son campus et assure une meilleure écoute de la part des parties prenantes et des décideurs publics.

La nécessité d’une représentation nationale

Bien souvent, les enjeux concernant les étudiantes et les étudiants des cycles supérieurs ne peuvent être résolus par l’administration universitaire. C’est dans ce contexte que la représentation nationale devient un outil pertinent et nécessaire, permettant de faire connaître et de reconnaître les difficultés que peuvent vivre nos membres sur le campus.

Nos enjeux portent entre autres sur l'intégration des étudiants internationaux, le financement de la recherche, le libre accès, le financement universitaire, l’accessibilité aux études et à l'aide financière aux études, la recherche et l’innovation, les frais de scolarité, les étudiants-parents, et plus encore. Or, plusieurs de ces enjeux font partie du champ de compétence des décideurs publics provinciaux ou fédéraux.

Le rôle de l’AELIÉS à l’échelle nationale et fédérale

En cela, l’AELIÉS se démarque à bien des égards. Au fil des années, elle a su accroître sa présence et sa crédibilité sur la scène nationale, notamment par la production et la présentation de mémoires de qualité reconnus par des acteurs du mouvement étudiant.

On peut citer en exemple notre mémoire sur la création d’un Conseil des universités du Québec (CUQ) qui fut cité près d’une vingtaine de fois dans le Rapport Corbo, ou de notre présence aux consultations publiques pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel en milieu universitaire organisées par la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, et ayant eu lieu à l'hiver 2017.

Les différents types de représentation effectués par l’AELIÉS

C’est notamment par notre participation à des événements d’envergure que nous réussissons à assurer le rayonnement de nos membres et la bonne représentation de leurs intérêts auprès de bon nombre d'instances externes à l'Université Laval (paliers de gouvernement, groupes/mouvements sociaux, syndicats, associations étudiantes à l’extérieur de l’Université Laval, etc.).

Siégeant en tant qu’observatrice au sein de l’Union étudiante du Québec (UEQ), l’AELIÉS peut porter la voix et les enjeux de ses membres auprès des associations membres de l’Union. On parle donc de 19 associations étudiantes avec lesquelles nous échangeons sur les meilleures pratiques et les enjeux communs relatifs à nos campus respectifs. Lors de son dernier mandat, l’UEQ a créé un partenariat avec son homologue fédérale, l’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAE). Composée de 22 associations étudiantes et représentant 255 000 étudiant-e-s de niveau postsecondaire sur l’ensemble du territoire canadien, l’ACAE organise chaque année la Semaine d’action (Advocacy Week) au Parlement du Canada à Ottawa afin de porter plusieurs enjeux étudiants. Cette opportunité nous a permis cette année de représenter nos membres auprès d’une quantité impressionnante de ministres et de sénateur-trice-s dans le but de générer des changements de perceptions et des réflexions sur les enjeux de compétence fédérale qui nous préoccupent. Nous en ressortons d’ailleurs avec de nombreuses lettres d’appui.

En ce qui concerne les administrations universitaires, les doyen-ne-s et les administrateur-trice-s d’universités du Canada se réunissent à la fin de l’automne de chaque année afin de partager des informations sur les défis et les tendances de l’enseignement supérieur. Le congrès annuel de l’Association canadienne pour les études supérieures (ACES) est une occasion d’explorer les meilleures pratiques, de discuter des sujets d’actualité, de coordonner la défense des intérêts étudiants, de même que de communiquer avec des collègues de partout à travers le pays et le monde. Puisque l’édition de cette année se déroulait à Québec, nous avons profité de l’occasion pour recueillir un maximum d’informations et partager avec nos homologues les réalités du campus de l’Université Laval quant aux défis quotidiens des étudiant-e-s des cycles supérieurs.

Également, cette année, l’organisme Force Jeunesse, lequel travaille sur les conditions socioprofessionnelles des jeunes, nous a offert l’opportunité de participer aux Rencontres Action Jeunesse. Il s’agit d’une initiative de participation citoyenne permettant aux jeunes de sensibiliser les décideurs publics québécois aux enjeux qui les concernent. L’AELIÉS s’est donc jointe à une vingtaine de groupes jeunesse pour une durée de trois jours afin d’effectuer des rencontres à l’Assemblée nationale du Québec en plus d’assister à plusieurs formations reliées aux activités et à la vie du monde politique.

L’éducation aux cycles supérieurs constitue un aspect essentiel de la société québécoise et canadienne puisqu’elle contribue à former des citoyen-ne-s engagé-e-s ainsi que des travailleur-euse-s hautement qualifié-e-s. Nous devons donc nous assurer en permanence que le système d’éducation auquel nous prenons part soit accessible et abordable pour tous, tout en restant novateur et de grande qualité. C’est dans cette optique que l’AELIÉS prend part aux enjeux nationaux et qu’elle travaille avec acharnement avec les ressources qui lui sont disponibles pour veiller à faire entendre la voix de ses membres auprès des instances universitaires, des décideurs publics et des autres groupes jeunesse préoccupés au même titre que l’AELIÉS par le monde des études supérieures.

Le Comité exécutif