Publié le 2 octobre 2018

Lendemain d’élections: arriver à ce qui commence

Vous avez certainement été nombreux à visionner la soirée électorale en direct hier soir. Pour certain-e-s d’entre vous, vous avez pu célébrer la victoire de vos candidat-e-s alors que pour d’autres, ces élections sont malheureusement marquées par une certaine déception. Ceci étant dit, ce n’est pas parce que les élections sont terminées que les revendications étudiantes ne doivent plus être portées à l’attention du gouvernement élu. Nous profitons de cet éditorial afin de faire un survol des attentes des membres l’AELIÉS face à leurs nouveaux élus. À noter qu’au moment d’écrire ces lignes, nous ignorons toujours qui seront les élu-e-s et quel parti sera porté au pouvoir.

Le bien-être étudiant au centre de nos préoccupations

Peu importe le résultat de l’élection, un constat demeure: la précarité étudiante est toujours un enjeu majeur. Plusieurs promesses ont été faites sur la place publique à ce sujet. Par exemple, souvenons-nous du consensus qui est ressorti entre les différents partis au niveau de la prise en charge des pensions alimentaires dans le calcul de l’aide financière aux études. Nous nous attendons à ce que cette question soit réglée dans le prochain mandat afin de s’assurer une plus grande équité envers la population des parents-étudiants. De plus, l’augmentation du salaire minimum reste un enjeu crucial dans l’amélioration des conditions de vie de plusieurs étudiant-e-s. Un seul parti s’est engagé à cette augmentation dans des délais brefs et un autre dans un horizon à plus long terme. Nous demandons à ces partis de faire pression lors des travaux de l’Assemblée nationale afin d’augmenter le salaire minimum à 15$ de l’heure le plus rapidement possible.

La précarité n’est pas le seul mal affligeant la population étudiante. Plusieurs étudiant.e.s, tout particulièrement aux 2e et 3e cycles vivent de la détresse et de l’anxiété. Ces difficultés ne sont pas anecdotiques. Le problème est systémique. Plusieurs partis en campagne ont fait des annonces quant à des projets de politiques et d’enquêtes par rapport à la santé mentale étudiante. Comme cet enjeu semble faire consensus, nous estimons être en droit de s’attendre à ce que le gouvernement prenne des mesures vigoureuses afin de venir en aide aux personnes en détresse, et que si les études venaient à démontrer que la précarité y joue un rôle marquant, qu’on envisage une significative réduction des droits de scolarité des études universitaires.

Où est passé le Conseil national des universités?

Dans les dernières années, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a sérieusement considéré la remise en place d’un conseil national afin de coordonner et d’encadrer les différentes mesures concernant l’enseignement universitaire au Québec et d’agir en tant qu’interlocuteur privilégié entre le gouvernement et les universités. Bien que le rapport final de consultation présenté par le ministère ne fait pas entièrement la satisfaction des associations étudiantes, nous soutenons toujours que l’instauration d’une telle institution est nécessaire pour garantir le bon fonctionnement du système d’éducation universitaire. Cet enjeu semble avoir été totalement évacué des priorités du ministère depuis près de deux ans, et n’a pratiquement jamais été évoqué lors de la campagne électorale. Qu’en est-il devenu?

Toujours plus près d’un Laissez-passer universitaire (LPU) de transport en commun

Nous avons déjà parlé la semaine dernière des engagements des partis politiques en matière de transport en commun. Nous nous attendons maintenant à ce que les bottines suivent les babines. Nous désirons surtout que le transport en commun dans la région de Québec devienne un enjeu prioritaire au lieu de favoriser la construction et l’élargissement de routes. Cette absence de vision nous rattrapera à court terme, tant au niveau environnemental qu’au niveau financier. Ainsi, nous demandons au gouvernement d’investir dans un vrai projet permettant d’améliorer les déplacements dans la Ville de Québec. Le gouvernement devrait contribuer financièrement au projet de LPU des associations étudiantes du campus. En effet, un petit investissement aurait un gros impact environnemental pour la région de Québec.

Faire compter chaque voix

Finalement, il se peut que ce matin, nous nous retrouvions avec des partis politiques qui sont beaucoup plus représentés à l’Assemblée nationale que le pourcentage de votes qu’ils ont reçus. En ce sens, nous demandons aux partis politiques engagés en ce sens de commencer dès maintenant à travailler sur la réforme du mode de scrutin.

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