Dans le cadre des élections fédérales 2019, l'Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux Études supérieures invite ses membres à voter sans perdre connaissance. Composée majoritairement de chercheur·euse·s actuel·le·s ou en devenir, L'AELIÉS vise avec cette campagne à mettre de l'avant l'importance de la création et de l'accès aux savoirs. Sous trois thématiques, l'association partage à ses membres 13 revendications qu'elle fera au cours de la campagne électorale à tous les partis politiques.

... pour la recherche | La première thématique traite du financement et de la promotion de la recherche universitaire, où l'on soutient que le gouvernement fédéral doit encourager la création de savoirs scientifiques par un financement adéquat, mais aussi d'assurer l'accès à ces travaux.

... pour l'inclusion | La deuxième thématique porte sur la représentativité, l'inclusion et la diversité dans les universités canadiennes. Cette section contient plusieurs revendications visant à améliorer la représentation étudiante et l'inclusion des groupes sous-représentés, autant dans les organismes subventionnaires fédéraux que dans la société canadienne.

... pour l'environnement | Cette troisième thématique est composée d'enjeux comme l'environnement, les changements climatiques et la mobilité durable. On y parle d'enjeux plus locaux comme le 3e lien à Québec et le Laissez-passer universitaire, mais aussi de l'instauration d'une loi climatique pour l'ensemble du pays.

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... pour la recherche

Thématique 1: Financement et promotion de la recherche universitaire

Revendication 1 : Que le gouvernement fédéral investisse 33,1 M$ supplémentaires dans les programmes de bourses étudiantes des organismes subventionnaires fédéraux.

Après son élection en 2011, le gouvernement conservateur a effectué d’importantes coupures dans le financement de la recherche au Canada. Ces coupures ont malheureusement été assumées en grande partie par les programmes de bourses étudiantes des OSF. Lors de l’automne 2018, plusieurs associations étudiantes québécoises et canadiennes, dont l’AELIÉS, revendiquaient un réinvestissement massif de la part du gouvernement libéral. La demande s'affichait en termes simples : on demandait soit une enveloppe de 55,9 millions de dollars destinée spécifiquement aux programmes de bourses pour l’année 2019-2020, soit une réorientation de l’enveloppe déjà allouée aux OSF. L’objectif de cette demande était de ramener le financement des programmes de bourses étudiantes à son niveau de 2011, soit une proportion du budget total de 17,2 % pour le CRSH, 6,3 % pour les IRSC et 13,3 % pour le CRSNG.

Lors de l’annonce du budget 2019-2020 en mars dernier, le gouvernement Trudeau promettait un réinvestissement de 114 M$ en bourses aux étudiant-e-s des 2e et 3e cycles sur les 5 prochaines années, puis de 26,5 M$ pour les années suivantes. Malgré ce réinvestissement, ces montants demeurent insuffisants et ne permettent pas de rattraper le niveau de financement de 2011. Nous demandons donc au prochain gouvernement d’investir un montant supplémentaire de 33,1 M$ dans les programmes de bourses étudiantes des organismes subventionnaires fédéraux.

Revendication 2 : Que les organismes subventionnaires augmentent les durées du financement de leurs programmes de bourses aux étudiants pour que celles-ci reflètent la durée réelle des études.

Le rapport Naylor[1], publié en 2017 et portant sur le renouvellement de la recherche fondamentale au Canada, soulignait que la durée des bourses de maîtrise (un an) et des bourses doctorales (trois ans) au Canada ne reflétait aucunement la durée réelle des projets de recherche. En effet, on a observé que la plupart des maîtrises de recherche s'échelonnent sur deux ans alors que les doctorats en nécessitent plus de trois. Nous demandons donc que la durée des bourses soit prolongée afin de mieux refléter la durée réelle des études, et ce, tout en conservant le même niveau de financement qu’offrent les programmes de bourses de 2e et 3e cycles.

[1] NAYLOR, C. David, « Investir dans l’avenir du Canada : consolider les bases de la recherche au pays », L’examen du soutien fédéral aux sciences 2017, [En ligne] http://www.sciencereview.ca/ei...

Revendication 3 : Que le gouvernement fédéral investisse 255 M$ dans les Fonds de soutien à la recherche afin que ceux-ci financent les institutions de recherche à un seuil d’au moins 40 % des subventions des OSF.

Les frais indirects de recherche représentent des dépenses d'envergure servant à assurer le bon fonctionnement et l'efficacité d’un centre de recherche. Ces frais, qui doivent être couverts par l’établissement universitaire, comprennent notamment :

  • Le fonctionnement et la gestion du processus de recherche ;
  • L’entretien des infrastructures ;
  • Les ressources et les coûts liés aux demandes de subventions, au respect des normes de sécurité prévues par l’établissement ainsi qu’à la gestion de la propriété intellectuelle.

Afin d’aider les établissements universitaires à couvrir ces frais indirects de recherche, le Fonds de soutien à la recherche (FSR) a été mis en place en 2003. Toutefois, le financement de ce fonds s’avère insuffisant pour financer les établissements universitaires adéquatement, le FSR ne permettant que de financer autour de 20 % des FIR. Afin que les établissements universitaires puissent poursuivre la production de différents savoirs, l’AELIÉS recommande que le gouvernement fédéral investisse 255 M$ dans les Fonds de soutien à la recherche afin que ceux-ci financent les institutions de recherche à un seuil d’au moins 40 % des subventions des OSF.

Revendication 4 : Que le gouvernement fédéral et les organismes subventionnaires fédéraux, en collaboration avec l’ABRC, participent au financement et travaillent à l’amélioration des dépôts institutionnels universitaires canadiens afin d’améliorer le taux de référencement.

Revendication 5 : Que le gouvernement fédéral et les organismes subventionnaires fédéraux promeuvent la publication en libre-accès et instaurent des mécanismes de vérification et de suivi auprès des chercheurs et chercheuses afin d’assurer le respect de sa politique sur le libre-accès.

En 2015, les trois organismes subventionnaires fédéraux ont adopté leur politique sur le libre accès dans l’optique de favoriser l’accès aux publications scientifiques et à la production de savoirs. Cette politique prévoit même l’exigence suivante :

Les titulaires d’une subvention doivent s’assurer que les articles découlant de la recherche financée par les organismes qu’ils publient dans une revue avec comité de lecture soient accessibles gratuitement dans les 12 mois qui suivent leur publication.[1]

En d’autres mots, les chercheuses et chercheurs jouissants de financement public canadien doivent s’assurer de publier dans une revue en libre-accès. Toutefois, les organismes subventionnaires fédéraux leur offrent peu de ressources ou soutien leur permettant de remplir cette exigence. Les chercheuses et chercheurs, ainsi que les bibliothèques universitaires offrant un dépôt institutionnel en libre accès, doivent donc assumer la responsabilité entière. L’AELIÉS croit donc fermement que ses revendications no4 et no5 viendraient directement répondre à ce besoin.

[1] Gouvernement du Canada, « Politique des trois organismes sur le libre accès aux publications » [En ligne] http://www.science.gc.ca/eic/s...

Revendication 6 : Que le gouvernement fédéral crée un programme d’insertion professionnelle afin d’aider les titulaires de doctorat à intégrer le marché du travail.

Au Canada, le nombre de titulaires d’un doctorat d’universités canadiennes connait une hausse importante. En effet, de 2001 à 2011, le taux de ces diplômé-e-s a augmenté de 68 %[1]. Toutefois, moins d’un titulaire de doctorat sur cinq décrochera un poste de professeur-e universitaire. Au Canada plus spécifiquement, 18,6 % des titulaires de doctorat occupent des postes de professeur-e-s en milieu universitaire, en comparaison à 40 % qui ont fait carrière dans le secteur de l’enseignement postsecondaire et qui deviennent professeur-e-s d’université à temps partiel, assistant-e-s de recherche et d’enseignement, administrateurs-trices, etc.[2] Les emplois de professeur-e ne constituent donc pas le principal débouché pour les titulaires d’un doctorat, alors que la formation doctorale de type recherche vise une telle finalité[3]. En d’autres mots, les doctorant-e-s universitaires canadien-ne-s ne sont pas formé-e-s dans une perspective d’intégration au marché du travail, mais plutôt dans une perspective de carrière académique. Il est donc nécessaire que le gouvernement canadien prenne les moyens nécessaires et crée un programme d’insertion professionnelle afin d’aider les titulaires de doctorat à intégrer le marché du travail.

[1] Edge, J., & Munro, D. (2015 b). Inside and Outside the Academy. Valuing and Preparing PhDs for Careers. Canada: The Conference Board of Canada.

[2] Ibid.

[3] Coallier, J.-C. (2017). Insertion professionnelle des titulaires de doctorat : une responsabilité à assumer. Découvrir magazine.

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Thématique 2: Représentativité, inclusion et diversité dans les universités canadiennes

Revendication 7 : Que le gouvernement fédéral procède à une réforme du système électoral visant l’intégration d’une composante de proportionnalité compensatoire au mode de scrutin actuel.

Lors de la campagne fédérale de 2015, le Parti libéral du Canada (PLC), avec l’appui du Nouveau Parti démocratique (NPD) et du Parti Vert du Canada (PVC), annonçait qu’il se positionnait en faveur d’une réforme du mode de scrutin uninominal à un tour actuel. M. Trudeau et le PLC déclaraient même qu’ils étaient « déterminés à faire en sorte que l’élection de 2015 soit la dernière élection fédérale organisée selon un scrutin uninominal à un tour »[1]. Faute de consensus au sein de la classe politique canadienne, cette promesse n’a malheureusement pas abouti. En dépit de cet échec, l’AELIÉS continue de croire qu’un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire demeure le système électoral le mieux adapté pour la réalité de la culture politique canadienne tout en préservant la représentation régionale et le rôle des député-e-s si cher aux yeux des Canadiennes et Canadiens. De plus, comme l'électorat âgé de 18 à 34 ans affichait le plus bas taux de participation lors de l’élection fédérale de 2015[2], l’AELIÉS croit que la réforme du mode de scrutin permettrait un renouvellement de la confiance que les jeunes électeurs-trices portent envers la politique, tout en combattant le cynisme envers les institutions démocratiques et leurs acteurs et actrices. Pour ces raisons, nous revendiquons auprès du gouvernement fédéral que celui-ci procède à une réforme du système électoral visant l’intégration d’une composante de proportionnalité compensatoire au mode de scrutin actuel.

[1] Radio-Canada, « Vives réactions à l’abandon par Trudeau de la réforme du mode de scrutin » [En ligne] https://ici.radio-canada.ca/no...

[2] Élections Canada, « Taux de participation par groupe d’âge » [En ligne] https://www.elections.ca/conte...


Revendication 8 : Que le CRSNG, le CRSH et les IRSC réservent au moins une place dans leurs conseils d’administration respectifs à un ou une représentante étudiant-e des cycles supérieurs dûment recommandés par ses pairs.

Bien que les organismes subventionnaires fédéraux gèrent et accordent des millions de dollars en bourses aux étudiant-e-s universitaires partout au Canada, ceux-ci ne sont pas intégrés aux instances décisionnelles des OSF. En effet, les OSF disposent chacun de leur propre structure ainsi que de leur propre conseil d’administration puisque les membres de ces conseils d’administration sont nommés par le gouvernement canadien : le CA du CRSH compte 15 personnes, celui du CRSNG en compte 19 tandis que ceux des IRSC dénombrent 18 membres. Contrairement aux Fonds de recherche du Québec (FRQ), aucun-e étudiant-e-s ne siège sur ces instances. Afin que les étudiant-e-s universitaires canadien-ne-s ne soient pas oubliés dans les décisions prises dans la gouvernance des OSF, l’AELIÉS, ainsi que plusieurs autres associations étudiantes, demande que le CRSNG, le CRSH et les IRSC réservent au moins une place dans leurs conseils d’administration respectifs à un-e représentant-e étudiant-e des cycles supérieurs dûment recommandé-e par ses pairs.

Revendication 9 : Que le gouvernement fédéral oblige les universités canadiennes à adhérer à la charte Dimensions afin d’assurer que le milieu de la recherche universitaire soit plus inclusif et représentatif de la diversité.

Au mois de mai dernier, l’honorable Kirsty Duncan, ministre des Sciences et des Sports, annonçait la mise en place du programme pilote Dimensions[1] – programme ciblant l'amélioration de l’accès aux études universitaires en soutenant les initiatives en matière d’équité, de diversité et d’inclusion. Il vise ainsi à réduire les obstacles systémiques, notamment ceux qui touchent les groupes sous-représentés ou désavantagés, comme les femmes, les peuples autochtones, les personnes en situation de handicap, les membres de minorités visibles ou de groupes racisés et ceux de la communauté LGBTQ+. Bien que l’AELIÉS ait souligné cette mesure et qu’il s’agisse d’un pas dans la bonne direction, nous croyons que les barrières systémiques que peuvent rencontrer plusieurs groupes sous-représentés dans le milieu de la recherche demeurent considérables. Toutefois, afin de continuer la lutte contre toutes formes de discrimination systémique, le gouvernement du Canada doit offrir plus de moyens et de ressources aux établissements universitaires canadiens et obliger celles-ci à adhérer aux principes de la charte Dimensions. L’AELIÉS souhaite donc que ce programme pilote soit élargi et que les universités canadiennes se voient dans l’obligation d’y adhérer tout en leur allouant du financement afin de bonifier leurs ressources.

[1] Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada, « Dimensions : équité, diversité et inclusion Canada » [En ligne] http://www.nserc-crsng.gc.ca/N...

Revendication 10 : Que le gouvernement fédéral exclue le personnel des établissements universitaires de l’article 91 de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.

Depuis le projet de loi C-35 de juin 2011 modifiant la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, plusieurs critiques de la communauté étudiante internationale envers l’article 91 ont été soulevées. Bien que la modification de l’article 91 avait pour objectif d’éliminer les conseils malavisés ou malveillants, cela a directement affecté l’offre de service aux étudiant-e-s internationaux-ales. En effet, pour être autorisé à délivrer des conseils, le personnel des établissements universitaires doit suivre une formation obligatoire mise en place par le gouvernement Trudeau. Toutefois, cette formation n’est offerte que trois fois par année et requiert un engagement de 12 semaines et de 25 heures par semaine. La communauté étudiante internationale étant déjà dans une situation précaire, celle-ci ne peut se permettre de se retrouver dans l’incapacité de recevoir des conseils en immigration sur les campus universitaires.

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Thématique 3: Environnement, changements climatiques et mobilité durable

Revendication 11 : Que le gouvernement fédéral encourage et contribue au financement du Laissez-passer universitaire de l’Université Laval.

La mobilité durable est une préoccupation importante chez la communauté étudiante universitaire. Ceci s’est traduit par des positions prises par les membres de l’AELIÉS visant l’instauration d’un laissez-passer universitaire de transport en commun (LPU). Celles-ci ont été adoptées par les membres de l’AELIÉS et de son association sœur de 1er cycle, la CADEUL, en 2009 lors d’un référendum. Environ 75 % des membres s’étaient alors déclarés en faveur d’un LPU. À la suite de longues discussions avec les partenaires du LPU (l’Université Laval et les sociétés de transport de Lévis et de Québec), une entente préliminaire a pu être soumise à l’approbation des membres à l’automne 2018. Les résultats du référendum ont démontré que la mobilité durable constitue plus que jamais un enjeu central pour les membres des deux associations. En effet, environ 72 % des membres de l’AELIÉS se sont prononcés en faveur de l’implantation du LPU, tout comme environ 55 % des membres de la CADEUL.

Le gouvernement du Canada, dans une optique de lutte aux changements climatiques, aurait tout à gagner à contribuer financièrement au programme afin d’en améliorer l’accessibilité. Ceci lui permettrait de renforcer son image d’allié dans la lutte aux changements climatiques, tout en contribuant concrètement à celle-ci

Voici l'évolution du coût du LPU pour les étudiants inscrits à temps plein qui en bénéficieront (Ce coût subira une indexation annuelle de 2 % à compter de 2022-2023) :

  • 120,60 $ par session pour l’année universitaire 2019-2020 (30,15 $ par mois) ;
  • 132,66 $ par session pour l’année universitaire 2020-2021 (33,17 $ par mois) ;
  • 144,72 $ par session pour l’année universitaire 2021-2022 (36,18 $ par mois) ;


Revendication NO 12 : Que le gouvernement fédéral se positionne contre le projet de troisième lien du gouvernement du Québec.

Depuis plusieurs années, le projet de troisième lien reliant la Rive-Sud de Québec et la ville de Québec prend de plus en plus d’ampleur. En ce sens, le gouvernement du Québec annonçait en juin dernier que ce troisième lien serait un tunnel d’une dizaine de kilomètres qui raccordera à l’est les autoroutes 40 et 20 situées sur les deux rives[1]. À la lumière des efforts considérables déployés afin de faire la transition vers le transport en commun avec des projets comme, par exemple, le Laissez-passer universitaire (LPU) et le Réseau structurant de transport en commun de la Capitale, ce projet viendrait contrecarrer ces initiatives vertes et durables tout en renforçant les habitudes automobilistes de la ville de Québec, de la ville de Lévis et des alentours. Le gouvernement du Québec, qui n’a toujours pas précisé le coût de construction de ce tunnel, aura certainement besoin de l’aide financière du gouvernement fédéral. L’AELIÉS ayant adopté une position contre un projet de troisième lien à Québec[2], nous demandons donc au gouvernement fédéral de se positionner également en défaveur de ce projet du gouvernement du Québec et d’encourager et financer les initiatives de mobilité durable.

[1] BÉLAND, Gabriel, « Le troisième lien Québec-Lévis sera un tunnel », La Presse, 27 juin 2019, [En ligne], https://www.lapresse.ca/actual...

[2] AELIÉS, « Cahier de positions » [En ligne], https://www.aelies.ulaval.ca/a...

Revendication 13 : Que le gouvernement fédéral adopte une loi climatique qui, à l’aide de la décroissance, force l’atteinte des cibles recommandées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Dans son rapport sur les changements climatiques et les émissions de gaz à effet de serre de 2018[1], le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) réaffirmait la nécessité et l’urgence de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C. Pour ce faire, le GIEC demande que la réduction des émissions mondiales de CO2 soit de 50 % d’ici 2030, que les émissions nettes de CO2 soient de zéro en 2050, et demande également une réduction de près de 50 % des émissions de méthane d’ici 2050. Bien que ces recommandations semblent alarmistes et inatteignables, elles demeurent prioritaires pour les étudiant-e-s canadien-ne-s et la communauté scientifique. Afin d’atteindre ces objectifs, la participation des gouvernements est plus que cruciale. C’est pourquoi, comme nous l’avons exprimé dans d’autres revendications, ceux-ci doivent continuer d’encourager les initiatives de mobilité durable et d’énergies renouvelables. Afin de permettre une réelle transition énergétique, le gouvernement fédéral doit adopter une loi climatique qui permettra aux gouvernements actuels et futurs de se donner les moyens d’atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Il en est de la responsabilité du gouvernement canadien de faire preuve de leadership mondial dans la lutte aux changements climatiques.

[1] Intergovernmental Panel on Climate Change, «Global warming of 1.5 Celsius» [En ligne], https://report.ipcc.ch/sr15/pd...