Enjeux
Enseignement supérieur

L'encadrement

L’encadrement occupe une importance primordiale dans la réussite aux cycles supérieurs. Plusieurs chercheurs ont démontré qu’un manque de disponibilité, de rétroactions ou de suivis peut mener à l’échec scolaire, voire à l’abandon des études supérieures. Les données des rapports annuels de l’Ombudsman et du Centre de prévention et d’intervention en matière de harcèlement (CPIMH) de l’Université Laval portant sur les situations problématiques survenant dans la relation d’encadrement montrent qu’il s’agit d’un enjeu sur lequel il faut se pencher.

Mémoire Sur l'encadrement aux cycles supérieurs

Consciente de l’importance de la direction de recherche dans la réussite des études, l’Association des étudiantes et des étudiants inscrits aux études supérieures (AELIÉS) a décidé de se pencher sur cet enjeu en effectuant un sondage auprès des étudiant.e.s des deuxième et troisième cycles. Les objectifs principaux de ce mémoire sont premièrement de connaître la perception des étudiants de leur relation d’encadrement, deuxièmement de la faire connaître auprès des différentes instances de l’Université Laval et finalement d’identifier des mesures pouvant être mises en place pour l’améliorer. En faisant connaître les pratiques en matière d’encadrement, il sera possible de favoriser les échanges sur les bonnes pratiques mises en place dans certains départements. Les pistes d’amélioration concernant principalement les délais de rétroactions, de suivis et l’utilité du plan de collaboration sont émises à l’intention de l’administration universitaire et des autres acteurs concernés, dont les facultés et les étudiant.e.s.

Recommandations de l’AELIÉS

  • Que l’Université Laval rende obligatoire la ratification et la signature d’une entente d’encadrement entre tous les étudiants.es aux cycles supérieurs et leur direction de recherche.

  • Que l’Université identifie des personnes responsables de l’application de l’entente d’encadrement.

  • Que l’entente d’encadrement contienne notamment les attentes de part et d’autre concernant le rôle de chacun.e, la fréquence des rencontres, le financement accordé jusqu’à la diplomation, les rétroactions transmises suivant le dépôt d’un travail (essai, mémoire, thèses, articles, etc.) ainsi que toute autre attente jugée pertinente par l’encadrant.e ou l’encadré.e. (ex. charge de travail hebdomadaire approximative).

  • Que chaque étudiant.e ait un comité d’encadrement composé d’au moins trois membres, s’il n’y a pas de codirection de recherche : la direction de recherche et deux membres sélectionnés à la discrétion de la direction et de l’étudiant.e. Dans le cas où l’étudiant.e a une codirection de recherche, le comité d’encadrement sera composé de quatre membres.

  • Que le comité d’encadrement soit responsable de l’analyse et de l’évaluation du rapport d’encadrement rédigé par l’étudiant.e ainsi que par la direction de recherche.

  • Que le comité d’encadrement soit avisé de situations conflictuelles entre une direction de recherche et un.e étudiant.e en lien avec leur relation d’encadrement. Dans le cas d’un conflit d’intérêts, les plaintes seront déposées à la direction de département.

  • Que le comité d’encadrement émette des recommandations si nécessaire auprès de la ou du directeur.trice de programme ou de département.

  • Que l’étudiant.e fasse un bilan écrit de l’état d’avancement de son projet de recherche au moins une fois par année et en fasse la présentation à son comité d’encadrement. Ce rapport doit également contenir un plan de travail pour les sessions suivantes, les rôles de la direction de recherche et de l’étudiant et la fréquence des rétroactions.

  • Que le comité d’encadrement fasse l’analyse et l’évaluation du rapport et transmette des recommandations visant à favoriser le cheminement de l’étudiant.e.

  • Que la direction de programme ou de département reçoive les ententes signées entre la direction de recherche et l’étudiant.e.

  • Que la direction de programme ou de département prenne acte des recommandations du comité d’encadrement et émette des suggestions le cas échéant.

  • Que la direction de l’Université recommande au Syndicat des professeurs de l’Université Laval, à la FESP ou toute autre entité compétente d’effectuer un état des lieux de la perception des professeurs sur la relation d’encadrement et sur les solutions qu’ils entrevoient.

  • Qu’une formation obligatoire soit donnée aux directions de recherche concernant l’encadrement des étudiants.es aux cycles supérieurs et que cette formation soit préalable à l’acquisition du statut de professeur.e agrégé.e.

  • Que l’Université exige que les professeurs.es suivent la formation obligatoire à chaque cinq ans afin de demeurer à jour à propos des meilleures pratiques en matière d’encadrement aux cycles supérieurs.

  • Qu’un document regroupant le Règlement des études, la Politique d’encadrement, le plan de collaboration et d’autres ressources soit envoyé à tous les étudiants.es commençant un programme de maîtrise et de doctorat.

  • Que la FESP rencontre les nouveaux étudiant.e.s pour leur donner des informations sur le fonctionnement général aux études supérieures.

  • Que les directions de programme complètent la séance d’information donnée par la FESP pour expliquer les particularités du programme d’études.

  • Que le Centre d’aide aux étudiants fasse davantage de promotion de sa formation intitulée «Tirer profit de sa relation d’encadrement» notamment par l’entremise de l’AELIÉS, des associations étudiantes locales, des facultés et des directions départementales et de programmes.

  • Qu’un processus de transfert ou une codirection soit institutionnalisé dans chaque département en cas d’absence de la direction de recherche.